La route

Publié le par Lène

"Quelle est la différence entre "ne sera jamais" et "n'a jamais été"?"

Je ne sais pas pourquoi il m'est encore possible d'y penser. Il n'y a plus de surprise, il ne reste que du gâchis, "un immense gâchis" comme on dit ouais, pas pour rien qu'on se sente obligé d'y associer cet adjectif. Il est temps d'enterrer ce bordel infâme, de disperser ses cendres plutôt, sans en bouffer. Plus une miette.
Je ne comprends pas comment je peux réussir à m'acharner sans espérance. C'est absurde. Remâcher les histoires passées qui n'ont jamais été réellement présentes, voilà bien la preuve qu'il est temps de changer d'air.

Mais tout est gris. Putain de gris. J'essaie d'y trouver une beauté, un rien aguicheur, quelque chose qui puisse remplir l'espace crevant par le vide, mais je ne vois pas. Du gris. De l'eau. Déjà plus ces belles couleurs d'automne qui font qu'on s'imagine pardonner la noirceur à venir. Un goût du passé, du déjà vu, du trop vu surtout.



Publié dans De la vie

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Eve Angeli 17/11/2009 11:43


La noirceur est un lieu facile d'accès, dans lequel on peut trouver un refuge par la nostalgie du temps passé. Extrêmement accueillante et tout autant possessive au premier abord. Chacun peut la
solliciter, à tout moment. Mais le prix à payer est proportionnel à l'utilisation que l'on en fait.

L'espoir est la solution alternative, son opposé en tout point. Il est beaucoup plus complexe d'y accéder mais ce que l'on y trouve en cherchant bien n'a pas de prix. Le passé perd son caractère de
souffrance et devient une force.
Tu ne peux "t'acharner sans espérance", pour citer tes mots. Continue d'espérer.


Petrif' 09/11/2009 23:02


Automne,
L'eau tonne.
Hôte /ON.
Loto nnh.

Sinon ton texte me parle beaucoup (trop).


Lène 09/11/2009 23:34


Faut croire qu'on voit tous le même gris