Les phrases nominales

Publié le par Lène

Zenzile - Simple Lesson

U
ne écrabouillure. Un poids constant, violent au fond du corps. Rien de bien méchant et pourtant, un rien crevant. L’absence d’espoir en l’instant rend la respiration difficile.
La migraine quotidienne peine à apparaître, peut-être pour laisser un laps de temps suffisant à l’esprit pour s’apaiser avant, laisser la place, un peu de place.
Attendre, mais pas d’une attente niaise et dénudée, attendre dans la douleur latente de ce qu’on a perdu et de ce qu’on ne retrouvera peut-être jamais. Sûrement lasse des peut-être.
Bribes de cauchemars inaudibles, plus abscons qu’effrayants. Reste le trouble. Et les phrases nominales.

Publié dans De la vie

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